L'Harmonie a dignement fêté son 150ème anniversaire

Deux jours de musique variée pour fêter son 150ème anniversaire ont ravi un public digoinnais, ainsi que de nombreux mélomanes venus de quatre coins du département.

L’organisation du congrès de la Fédération musicale de Saône et Loire aura été l’autre point fort de ces journées.

Avec un concert le samedi soir sur le thème « Autour du monde », l’accueil du congrès le dimanche matin, et un autre concert l’après-midi, l’harmonie a beaucoup contribué a rehausser le prestige de la musique amateur.

Le samedi soir, c’est l’Harmonie de Digoin qui ouvre le bal, dirigée par Daniel Balaguer, avec le prologue de « Ainsi parlait Zarathoustra », passage très court mais qui capte d’entrée l’attention des spectateurs. Après le mot d’accueil, l’harmonie se permet une reprise du dernier concert : « The Rock ». En effet, cette œuvre avait beaucoup séduit en novembre dernier, comme cela se produit souvent avec les musiques de film.

Chose promise, chose due. la suite des « Feux d’artifice royaux » fut présentée aux spectateurs à ce concert. « La Réjouissance, la Paix et les menuets » dirigés par René Ledey, complétèrent l’ouverture déjà présentée au précédent concert. La séquence classique se poursuivait avec la « Suite antica », une œuvre en quatre mouvements inspirée du baroque mais revisitée de manière plus contemporaine.

Après ces trois œuvres en guise de préambule, le tour du monde commence. Daniel Balaguer reprendra la baguette pour le reste du concert. « Africa, song and rituel » nous fera visiter l’Afrique avec ses croyances et ses danses. Une œuvre un peu déroutante de prime abord, dans laquelle on entend des passages chantés, ou murmurés. « A Higland rapsody » nous transporte dans le nord de l’écosse avec ses cornemuses. Avec « Japanese tune », dépaysement complet pour un séjour au pays du soleil levant. Nous prenons ensuite l’avion pour nous rendre à en Amérique avec « Tijuana taxi ». Cette œuvre légère mais célèbre dans les années 60, grâce au trompettiste Herb Alpert, met les trompettes en évidence, vêtus pour l’occasion d’un poncho et coiffés d’un sombrero.

Petit intermède sympathique avec les élèves de l’école de musique, qui, accompagnés par l’harmonie, nous chanteront un medley de Henri Savador. Tout ce petit monde interprètera entre autre « Le lion est mort ce soir » ou « Maladie d’amour ».

Pour terminer ce voyage, retour en Amérique avec des extraits de la célèbre comédie musicale « West side story ». Cette musique traverse les générations avec toujours autant de succès.

Après qu’un bis fût ardemment demandé, l’harmonie offrit en prime une bossanova archi-connue : « Soul bossanova ».

La présentation du concert fut assurée brillamment par Geneviève Richard, avec des commentaires richement argumentés.

On notait dans la salle pour ce concert de haute tenue, la présence de Roger Remandet, (président de la Fédération Musicale de Saône-et-Loire, vice président de la Fédération Régionale des Sociétés Musicales de Bourgogne, administrateur de la Confédération Musicale de France, vice président de l'association Départementale « Musique et Danse en Saône-et-Loire, Directeur de l'orchestre « Chalon Estudiantina » à Chalon sur Saône ), qui s'est dit ravi d'avoir participé à cette soirée. « C'est stupéfiant de qualité. L'harmonie a fait de gros progrès. Les pièces choisies sont très difficiles et je ne peux que féliciter l'ensemble de l'orchestre et leur chef pour cette belle prestation. Relevé un tel défi n'est pas chose facile d'autant que les répétitions ont débuté fin octobre début novembre. Bravo pour cette performance. »

La municipalité était représentée par Jeanne Thévenon, responsable de la culture.

Le dimanche matin, Digoin accueillait le 74ème congrès de la Fédération musicale de Saône et Loire. Cette réunion, du type « assemblée générale » rassemble tous les ans les responsables des musiques amateurs du département. Les musiciens de l’harmonie, en tenue, accueillaient ces personnalités, et les guidaient dans les différente démarches. A l’issue de ce congrès, eut lieu la passation du « Fanion fédéral », symbole de l’amitié et de l’union entre les sociétés membres de la fédération. Le président Jean-Marc Dath s’acquitta de cette tâche avec brio.

Après un vin d’honneur offert par la municipalité, tout ce beau monde se rendit au restaurant pour un repas bien mérité, après une matinée… de discussions.

Les Not’Ambule, orchestre de rue, connu et reconnu agrémentera avec bonheur le vin d’honneur.

Cet ensemble, excellente vitrine pour l’Harmonie, écume régulièrement les fêtes populaires de toute la région

Il est une tradition instaurée depuis quelques années, c’est « l’Orchestre départemental junior » qui anime les après-midi des congrès de la fédération. Cet orchestre créé à la suite des stages départementaux rassembles de « grands élèves » afin de constituer un répertoire des plus ardus. Il nous en fera profiter en nous offrant cinq de œuvres, exécutées avec une finesse et une musicalité remarquable. Nous retiendrons une œuvre importante : « Budapest impressions » et le morceau final : « Duke Ellington en concert ».

Le chef Jean-Marc Tremblay a bien en mains cet ensemble, et sous un air très convivial, semble doté d’une grande rigueur musicale.

Les « Flatterzung », ensemble de jazz de l’harmonie, issu au départ d’un orchestre junior, a au fil du temps évolué vers une formation jazz. Ils nous ont offert un panel de huit morceaux de leur répertoire. Les œuvres sont de plus en plus riches en qualité, et les nombreux chorus en majorité joués par le saxophoniste Nicolas Naulin soulèvent des tonnerres d’applaudissements. Nous avons apprécié aussi la prestance et l’efficacité de la section rythmique et d’accompagnement constituée de la batterie, de accessoires, de la guitare basse et du piano-synthé. Lorsque l’on écoute les flatterzung… on a envie de faire du jazz...

Le dernier ensemble à intervenir pour ce week-end mémorable sera l’ensemble « Brass’2 l’Air ». Cet orchestre, du cru « pur Digoin » se produit avec chaque fois autant de succès dans de nombreuses animations régionales. Jouant ses propres compositions, cet orchestre a su magnifiquement allier chant, section guitare et section cuivres. Le résultat est surprenant, et le public en redemande. Le répertoire est varié, un brin d’humour, savamment dosé ajoute un plus à la prestation. Tout à fait ce qu’il faut pour terminer agréablement ces deux jours de festival

Après ces deux jours parfaitement organisés par l’équipe du président Jean-Marc Dath, l’harmonie va continuer ses activités habituelles, toujours avec la passion du travail bien fait et de la qualité. Elle remercie toutes les personnes qui ont pris part de près ou de loin au succès de ce cent cinquantenaire. Elle vous donne rendez-vous lors de ses prochaines manifestations et concerts.

Elle vous donne aussi rendez-vous dans ….cinquante ans pour « Deux cents ans de passion »

Votre serviteur, fringant sixties, qui a réalisé cette page n’y sera pas… Après vérification de son agenda, je crois qu’il a un empêchement !

René LEDEY