René Ledey quitte ses fonctions de Directeur adjoint de l’harmonie de Digoin en cette fin de saison 2007

René LEDEY, s’estimant « atteint par la limite d’âge » a décidé de quitter la sous direction de l’harmonie, après douze années passées à occuper cette fonction. Il restera néanmoins musicien dans cette société. Il laisse le souvenir d’un chef discret, si l’on en croit son président. Très rigoureux, profession oblige (il était gestionnaire de production), il aura marqué la société de son empreinte, en lui insufflant dès sa prise de fonction, un plan action qualité, afin de structurer la partie artistique de l’harmonie.

René Ledey est un amateur autodidacte. Comme tous les amateurs, il pratique la trompette après sa journée de travail. Il est autodidacte car son cursus musical ne lui permettait pas au départ d’assurer les prestations « Orgue & trompette » et les postes de direction qu’il a tenus.

Il débute ses études musicales à l’âge de 8 ans. André Alsunard, organiste à Gueugnon, lui apprend le solfège et l’initie à l’accordéon. En 1960, il s’inscrit au cours de la Fanfare de Gueugnon et 5 ans plus tard, il obtient son premier prix de solfège et cornet à pistons en division supérieure de la Confédération Musicale de France.

Durant plusieurs années, il suit le stage national de formation de moniteurs à Mâcon, et en 1969, il reçoit le diplôme de moniteur, agrément lui permettant d’enseigner dans les écoles de musique de la fédération. Sociétaire en 1970 de l’harmonie de Roanne, (division d’excellence), il effectue son service national à la musique du 27è RI à Dijon, pendant lequel il suit les cours du Conservatoire avec Marcel CAENS (le père de Thierry Caens)

1970 à 1973 fut pour lui la période du perfectionnement. Nommé professeur au stage de la fédération, il apprend la direction d’orchestre avec Jean FONTA, directeur de l’ENM de Mâcon, et l’harmonie avec Jean-Claude DUPERREY, directeur de l’orchestre symphonique de la communauté urbaine Montceau-Le Creusot, et en 1973, il se voit confier la direction de l’orchestre de cuivres du stage.

Instigateur et co-fondateur de l’école de musique de Gueugnon, dont il fut Sous-directeur en 1972, René Ledey lance les classes de hautbois, flûte, cor d’harmonie, tout en enseignant pendant une quinzaine d’années le solfège dans les divisions « Brevet, Moyen et Supérieure », et les petits cuivres dans toutes les divisions. De 1981 à1984, il restructure et dirige l’orchestre junior dont l’effectif atteindra 27 musiciens.

Parallèlement à ces activités, René Ledey est nommé chef de musique à la fanfare de Gueugnon. Activité qu’il exercera pendant 5 années, le temps de transformer celle-ci en harmonie, et lui redonner le classement qu’elle avait perdu depuis des années.

De 1985 à 1995, René Ledey se consacre entièrement à la musique instrumentale. Il devient sociétaire de l’harmonie de Digoin. En 1986, ce sont les retrouvailles avec André ALSUNARD. Tous deux décident de mettre en commun leur passion musicale. « Trompette & Orgue » devient leur objectif. Un travail sérieux et régulier leur permet de constituer rapidement un répertoire qui leur apporte une joie profonde. Cette joie, il la feront rayonner autour d’eux par de nombreux concerts, offices liturgiques solennels, et cérémonies de mariage

En 1996, un jeune organiste, Fabrice CHARLES, élève d’André Alsunard, se joint à eux pour partager ces moments de bonheur. Depuis 1995, René Ledey assume à l’harmonie de Digoin, classée en division supérieure, les fonctions de Sous-chef de musique.

René Ledey totalise à ce jour plus de cinquante années de vie musicale associative, dont une vingtaine de direction musicale. Il a pratiqué la musique pour le plaisir de la musique pure. Il n’a jamais cherché à s’infiltrer dans les milieux dirigeants, ayant souvent refusé (c’est peut-être un défaut) des postes à responsabilité dans le milieu musical. Dans les années 1980, il est sollicité par une société du Charolais pour assurer à temps plein, la direction d’une école de musique et de son harmonie. Etant bien implanté dans l’entreprise qui l’emploie (Ugine), il refusera la place.

Son penchant pour la musique classique le conduira naturellement à programmer ce style de musique, dont les adaptations pour orchestres d’harmonie n’étant pas la préférence des arrangeurs, n’étaient pas toujours une réussite. On retiendra à son actif, l’ouverture de la pie voleuse, les danses hongroises, la Grande porte de Kiev, l'ouverture des Feux d'artifice, la danse du sabre, etc, etc…

Depuis quelque temps, si la passion de la direction demeure, René aspire à une diminution des contraintes que cette fonction entraîne. Il laissera donc cette place libre au début de la prochaine rentrée.

L’harmonie de DIGOIN te remercie pour tout ce que tu as apporté au cours de ces années.